Qu’est-ce qu’une plante médicinale ?

Basée sur un savoir enrichi au fil des générations, la phytothérapie, du mot grec phyton, « plante », et therapeia, « traitement », est utilisée depuis des millénaires sur un principe de soins utilisant les plantes ou des préparations en contenant.

Dans l’Histoire, le premier recueil consacré aux plantes médicinales, le papyrus égyptien Ebers, que l’on fait remonter à 1500 av. J.-C., fait l’inventaire de plusieurs centaines de plantes. Avec le temps, les médecins de l’Antiquité constituent une pharmacopée (un recueil de remèdes) relativement développée.

En outre, la phytothérapie n’est pas spécifique à l’espèce humaine, les animaux utilisent fréquemment les plantes de leur environnement pour corriger des carences alimentaires ou soigner certaines maladies. La zoopharmacognosie fait partie d’une branche de l’éthologie animale étudiant ce comportement d’automédication animale, notamment à travers l’ingestion de plantes.

Plus récemment, des biologistes ont identifié les micro-organismes responsables de maladies infectieuses telles que la peste, la rage, le paludisme ou la tuberculose. Les plantes ont été mises en avant pour lutter contre ces infections. Par exemple, la quinine, extraite de l’écorce de quinquina, se révèle relativement efficace pour soulager les crises de paludisme et sert à la synthèse d’autres substances contre cette maladie.

On estime que plus de 500 000 espèces végétales poussent à la surface du globe. Parmi ces dernières, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a établi une liste de plus de 22 000 plantes médicinales utilisées par les médecines traditionnelles. Toutefois, à peine 3 000 d’entre elles ont fait l’objet d’études scientifiques, chimiques ou pharmacologiques (source Vidal).

Mais c’est surtout l’essor de la chimie et l’amélioration des techniques analytiques qui ont permis d’identifier, de quantifier et de doser les molécules contenues dans les plantes afin de mieux connaître leur efficacité et de préciser leurs indications pharmaceutiques.

Dans le monde, les plantes sont toujours présentes dans l’univers des médecines traditionnelles. En France et en Europe, de nombreuses plantes sont soumises à une réglementation stricte, avec une vente en vrac exclusivement en pharmacie d’officine et nécessitant le conseil d’un professionnel de santé afin d’éviter des conséquences majeures de santé publique.